L'Ile Héron

L’île Héron se situe sur la Loire, au cœur de l’agglomération nantaise. D’une superficie de 66 hectares, elle est limitée au sud par les îles Forget et Pinette, à l’ouest par l’île Beaulieu et au nord par les prairies de Mauves. Le département a acquis 58ha de l’île Héron en 2000, les 8 ha restant appartiennent à la commune de Saint Sébastien-sur-Loire. Ce site n’est pas accessible au public. On y trouve diverses espèces animales et végétales, sensibles au dérangement. Par ailleurs, l’accès n’y est possible que par un gué, submersible, donc dangereux.
Site Fermé au public

Intérêt écologique

L’île possède une grande diversité de milieux, typiquement ligériens. On y dénombre plus d’une vingtaine d’habitats dont certains sont prioritaires au niveau européen. Les espèces phare de l’île sont l’angélique des estuaires, plante endémique des estuaires atlantique français et l’hirondelle de rivage qui niche dans les berges sableuses.

Mais on y observe aussi martin-pêcheur, faucon hobereau, Milan noir ou encore différentes chouettes (chevêche, hulotte, effraie…) Autre élément important lié à l’homme et à l’exploitation agricole, la présence d’environ 250 arbres têtards (frênes, saules, ormes lisses) plus que centenaires qui apportent le gîte et le couvert à une multitude d’espèces cavernicoles et saproxylophages*. A la fin du XXe siècle, la quasi-totalité de sa surface est plantée de peupliers.

En 2007, sous l’impulsion des élus locaux, le Département décide de lui restituer son paysage typiquement ligérien où les prairies et les frênes têtards dominent. Les peupliers sont supprimés. Aujourd’hui, l’île intègre le « site Natura 2000 de «la Loire de Nantes aux Ponts de Cé».

Un peu d'histoire

L’origine de l’île Héron remonte à 1636 et fait référence à des travaux de plantation destinés à fixer les dépôts d’alluvions (galets, graviers, sables…) charriés par le fleuve et déposés lors des phases de crues en bancs plus ou moins importants. Elle portera ensuite plusieurs noms : l’île des Plombs, Barthélémy, de la Grésillère (1781) ou Renaulet (1784). C’est en 1850 que le nom de l’île Héron apparaît pour la première fois sur une carte. L’île évolue beaucoup…  

Au XIXe siècle, elle est habitée par des paysans qui l’exploitent et y pratiquent l’élevage. Dans la seconde moitié du XXe siècle l’île est toujours pâturée par des ovins et bovins, mais ne compte plus désormais d’habitants. Trois bâtiments, en mauvais état, sont encore présents sur l’île, vestige d’une occupation humaine qui s’est arrêtée depuis la seconde guerre mondiale

Agenda des balades

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Contacts

Ligue de protection des oiseaux (LPO)

Tel : 02 51 82 02 97 Courriel : loire-atlantique@lpo.fr Site : http://loire-atlantique.lpo.fr/